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  • Paul-Baudouin MICHELNotice sur  L’OREILLE FERTILEOp. 97( 1978 – 9’30 » sans le texte)Les fonctions de PB. Michel dans l’enseignement musical comme professeur ou comme directeur d’une académie de musique l’ont forcément amené à se pencher sur les problèmes pédagogique de la musique. Il a donc été amené à réfléchir entre autre sur l’initiation des jeunes et du public en général à la musique contemporaines et à y participer en donnant des conférences avec auditions de disques et en composant  comme tout le monde des morceaux imposés pour certains concours et nous mentionnerons les VARIATIONS CONCENTRIQUES  pour piano qui offrent cette particularité de présenter le thème au milieu de l’œuvre, les cinq premières variations dévoilant le thème, tel un minerai dépouillé de sa gangue les cinq  suivantes le transformant et le détruisant ce qui avait fait dire à un critique en 1967 qu’avec PB. Michel, la musique nouvelle faisait son entrée  au Concours Reine Elisabeth ! (1)
    C’est qu’en effet entre le compositeur et le public, il y a toute une série d’intermédiaires qui sont autant d’obstacles  (producteurs, éditeurs, programmateurs, impresarios, critiques et jusqu’au copiste ) et dont le moindre n’est pas l’interprète lui-même qui aime ou n’aime pas ou plutôt qui connaît ou qui ne connaît pas le plus souvent. Il s’agirait donc de l’éduquer dès qu’il reçoit sa 1ère éducation musicale. PB Michel n’a donc pas hésité à écrire des pièces techniquement faciles dans le langage d’aujourd’hui, nous citerons « PIANO MON AMI », 31 études récréatives ou tel concertinetto pour le concours des jeunes solistes. Ne faudrait-il pas aussi éduquer le public?La partition de « L’OREILLE FERTILE » est donc une œuvre destinée à initier l’ auditeur non seulement à l’ orchestration mais aussi à la sonorité de l’ orchestre contemporain, à fertiliser en quelque sorte son écoute par une conscience auditive plus aiguisée des couleurs et des combinaisons instrumentales. L’ orchestration aujourd’hui n’ est pas une simple parure sonore mais fait vraiment partie de la composition elle – même. Une idée musicale contient sa couleur propre et le timbre de tel ou tel instrument en puissance et telle combinaison de sons engendre certaines pâtes sonores particulières.
    C’ est ainsi que dans la 1ère partie – un rondo – le 1er thème alterne avec une idée basée sur une seule note changeant constamment de couleur et une 3ème idée basée sur le principe de la klangfarbenmelodie càd. que sa couleur instrumentale change presque à chaque note. Le 1er thèmes est alors repris vers la fin dans une orchestration plus traditionnelle dont le tutti va peu à peu se former devant nous par adjonction d’ instruments, harmonisation, éléments rythmiques, doublures supérieures et inférieures, et enfin l’ artillerie lourde de l’ orchestre, trompettes, trombones et percussion.
    La 2ème partie s’ intitule « NASARD ». Le nasard est un jeu d’ orgue constitué de deux rangées de tuyaux accordés à un certain intervalle harmonique tel que les deux sons se fondent et n’ en forment plus qu’ un. C’est ce jeu de mixture que le compositeur a voulu imiter en produisant un nouveau timbre par le mélange harmonique de deux instruments. Cette nouvelle couleur sonore se détache sur un fond de cordes grésillantes en tremolo. La fin de cette partie révélera l’ influence des musique électroacoustique pratiquées par tout compositeur lorsqu’il revient à l’ orchestre, par l’ utilisation de glissandi perpétuellement montants;
    Quant à la 3ème partie intitulée « BURLESQUE » , elle joue sur l’ alternance d’ éléments quelque peu humoristiques de notes piquées et d’ éléments faussement dramatiques; la percussion très nombreuse interpelle l’ orchestre qui aura le dernier mot dans une orchestration plus sèche sans épaisseur, sans sauce en quelque sorte.______________________________________________
    (I) Journal des Beaux-arts N° 1149 p. 9

     Notice sur PHRASÉOLOGIE Op. 100

    pour bande magnétique

     Depuis très longtemps déjà, le compositeur à porté son attention sur la manière dont la musique se déroule dans le temps et à consacré de nombreuses conférence sur ce sujet. Les cours de composition et d’analyse musicale donnés à la Chapelle Reine Elisabeth à de futurs interprètes prend surtout comme point de vue la ou les diverses phraséologies de la musique ( en arbre, mélodie infinie, duplication, accumulation, en minimalisme, répétitivité, planant, sur une seule note ou un seul bloc etc ) dans une analyse essentiellement diachronique. La musique contemporaine offre évidemment de nouveaux types de phraséologie. Et les nouveaux matériaux fournis par l’électroacoustique, comment vont-ils se comporter, se développer, se dérouler dans le temps? C’est ce que cette pièce de 11’ 55’’ tente de tester. en huit sections

    Le répétitif, le directionnel, le continu et le discontinu alternent ou se superposent. Une très grande attention est apportée aux enveloppes et aux attaques qui sont à la base même de toute articulation phraséologique qui veut se mettre en valeur.

     NB : Voir l’exposé fait à l’ Académie royale de Belgique en novembre 2001.

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