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JEANNE LA FOLLE

 Opéra en 3 actes de Paul – Baudouin MICHEL Op.125

durée : entre 2h 18’ et 2h 20’

Un drame d’amour impossible par delà la mort jumelé à une lutte pour le pouvoir, voilà comme on peut thématiser l’opéra JEANNE LA FOLLE de Paul-Baudouin MICHEL.

JEANNE de CASTILLE, dite la Folle, fille de Ferdinand d’Aragon et d’ Isabelle de Castille mariée à 17 ans à Philippe le Beau, mère de CHARLES QUINT (et aussi arrière-grand’mère de DON CARLOS) seule héritière de trône d’Espagne et donc une pièce maîtresse sur un échiquier mais une pièce chancelante vit dans cet opéra historique le destin tragique d’une femme amoureuse et jalouse – il y avait de quoi – successivement séquestrée par son mari (un ambitieux cupide et tombeur de femmes mort à 27 ans et dont elle promène le cadavre sur les routes ), par son père (un modèle pour Machiavel) et par son fils (un aboulique retardé entre les mains de son conseiller). Sans être une reconstitution historique tous les faits représentés ici sont authentiques. Le compositeur qui a aussi écrit le livret n’a eu qu’à puiser dans les innombrables documents qui dorment à la bibliothèque Royale, chroniques de Molinet , Antoine de Lalaing, Pierre Vital, Pedro Martyr), les mémoires, testaments, lettres d’ambassadeurs, analyses historiques et critiques des Villa, Pfandl, Gachard et Bergenroth, Cabanès sur et autour de Jeanne, et même des rapports médicaux sur son état physique et mental. Folle ou victime de la raison d’Etat comme tant d’autres ou les deux ou l’un par l’autre ?

Une vaste fresque qui voit défiler roi et reine, favoris et politiques, un cardinal (régent à 82 ans), hommes de mains, agent double, révolutionnaires, chroniqueur, gardien-tortionnaire, moines et même un Saint, bref un “chronique-opéra “ dont l’action commence en Flandres à Lierre en 1496 et se termine 60 ans plus tard à Tordesillas et dont l’ouverture s’appelle “Editorial”.

Un seul Leit-motiv de trois notes sur un rythme syncopé , qui jaillit comme un cri, celui de Philippe,objet de l’amour insensé de Jeanne. Une musique expressionniste et colorée avec de nombreux soli instrumentaux liés à certains personnages et situations. Cet opéra a été créé créé par l’Opéra royal de Wallonie en 1993.

 “Dans un langage de libre atonalité, les climats sonores, dessinés au scalpel, dévoilent de très impressionnants passages; les nuances orchestrales habillent la successions des scènes dans une tension dramatique avec une remarquable conduite maîtrisée. La palette des timbres trace une succession de plans aux dimensions très habilement différentiées. Avec cette œuvre lyrique de grande envergure, PB. MICHEL se révèle comme un compositeur lyrique de premier rang “ (Le Soir ).

“… une musique âpre et savante fonctionnant à plusieurs niveaux … “( La Libre Belgique)

“ … La musique crée d’emblée une belle atmosphère de mystère, d’ angoisse et même de lyrisme pathétique et fantastique. ( La Meuse )

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