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  • Paul-Baudouin MICHEL

  • Notice sur “CINQ POSTLUDES POETIQUES” Op. 33

    Titulaire de nombreux prix dont le prix de composition Reine Elisabeth des imposés pour le violon en 1967 et 1993 et  et le piano en 1972 et 1991, prix Paul Gilson, Huysmans, P.B. MICHEL est professeur de composition au conservatoire Royal de Mons, professeur d’analyse musicale à la Chapelle reine Elisabeth et directeur de l’Académie de Woluwe-St-Lambert. Auteur de nombreuses œuvres pour orchestre et musique de chambre et vocale et pédagogiques, il s’est livré à des recherches sur la forme musicale pour aboutir à la forme ouverte ou mobile. Les CINQ POSTLUDES POETIQUES pour piano ont été composés pour être joués après l’audition de poèmes de Pierre Della Faille dont le 1er se termine par ces mots : “…courir devant un buffle !

  •                PB. MICHEL a composé quelques pièces pour le piano destinés à être joués après l’écoute d’un certains nombre de poèmes de Pierre Della Faille pour en prolonger l’atmosphère. Les poèmes choisis l’ont été en partie non pas tellement par une préférence mais en fonction de l’écho musical qu’ils ont suscité en lui. Il s’agit donc d’un commentaire musical éminemment subjectif qui peut n’avoir qu’un rapport virtuel avec le poème en ce sens que c’est après que le morceau a été composé et est expérimenté que l’ on sent s’il “colle “ et que le choc parfois inattendu de leur juxtaposition devient ou pas une nécessité quasi naturelle. La musique totalement imprécise par elle-même peut même se charger d’un quasi signifié lorsqu’elle commente ces poèmes imagés serrés et concentrés, durs et drus. Ces pièces peuvent donc s’exécuter seuls, sans poèmes sous le titre “CINQ POSTLUDES POETIQUES« . Le langage musical employé se veut très coloré dans une atonalité instinctive avec un développement quasi minéral par transformation évolutives d’images sonores pour lesquelles le piano est considérés avant tout comme un instrument résonnant (et non comme instrument à percussion comme on le traite souvent) avec effets de pédales, intervalles harmoniques élargis, utilisation de sons harmoniques, carrure rythmique noyée sous des syncopes ou contretemps, rubatos ou cadences avec utilisations de complexes sonores, petits clusters relevant parfois du bruit utilisé en résonance. (1968)

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