Documents archives

  • Notice sur DELITATION 1 Op.36

    de PB. MICHEL

    ( 1968 – 11′ )

    DELITATION 1 pour clarinette basse et piano a été composée pour le grand clarinettiste basse hollandais Harry SPAARNAY à qui elle est dédiée ainsi qu’à son groupe “Fusion Moderne

  • Le mot DELITATION signifie action de tailler des roches ou des pierres dans le sens de la stratification. On retrouve une fois de plus l’intérêt du compositeur pour la matière sonore en elle-même assimilée à la matière brute proprement dite.

    Il s’agit donc ici d’une sorte d’étude ou d’exploitation des différents registres ce qui convient très bien à la clarinette basse, instrument à vent qui possède l’ambitus le plus étendu et la technique la plus souple et la plus volubile en même temps surtout lorsqu’il est joué par un virtuose comme Harry SPAARNAY Création Amsterdam “ De Suite “ le 22 février 1971

     Exécution à Utrecht le 28 février 1971 – 7 mars 1971

     Exécution à Eindhoven

     Enregistrement radio hollandaise

     Édition au CeBeDeM

     La partition comporte deux parties enchaînées

     1.Allegro Moderato – Moderato

     Une série de 12 sons simplement prise comme point de départ engendre des motifs qui se développent librement avec quelques effets sonores particulier.C’est ainsi qu’ au début, on explore et on expose – on devrait dire on explose – en bondissant d’un registre à l’autre puis en se fixant dans le suraigu d’abord dans le grave ensuite tout en renouvelant chaque fois la nature des idées sonores pour se terminer dans le bruit et le souffle seul.

     2.Le tempo est neutralisé par une écriture approximative quant au rythme. La partie centrale se compose de traits rapides montants et descendants au piano et de tremolos à la clar. basse pour se terminer, après des bruits de clefs à la clarinette et de frottements de diapason sur des cordes graves du piano, par une exploitation simultanée du registre grave et suraigu dans un écartèlement dramatique avec claquement du couvercle du clavier de piano avec pédale comme si on voulait en faire sauter les limites et combler artificiellement ce vide. Cette œuvre a été présentée au Festival de Boon en juin 1990.

    Pages : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35